Jeune diplômée, je n’osais pas effacer la fonction dans objet. Détournement ou transformation me semblait plus raisonnable.
L’𝕠𝕖𝕦𝕧𝕣𝕖 m’intimidait, l’objet me rassurait par l’évidence de sa fonctionnalité. La porosité entre arts plastiques et arts appliqués n’était pas des plus évidente.
Transmis également, le 𝒔𝒆𝒄𝒓𝒆𝒕 et la 𝙥𝒆𝙪𝒓 .
𝓳’𝓲𝓃𝓿ℯ𝓼𝓉𝓲𝓈 𝓁𝓮𝓈 ℯ𝓼𝓅𝓪𝒸𝓮𝓈 𝓈𝓮𝒸𝓻ℯ𝓽𝓈.
Les 𝒔𝒆𝒄𝒓𝒆𝒕𝒔 jamais verbalisés émergeront autrement, parfois même physiologiquement, aux répercutions implicites de génération en génération.
Au-delà d’une écoconception, j’emploie dans mon travail, systématiquement, des vͮêtͭeͤmͫeͤntͭs, des 🄰🄲🄲🄴🅂🅂🄾🄸🅁🄴🅂, des 🅑🅘🅙🅞🅤🅧 hérités ou chinés. Cette matière première a un passé valorisé par mon travail. Je décompose et recompose dans le présent des matières passées pour un futur..
Pour exemple, l’acte de peindre sur un manteau fourrure est une volonté de 𝑑é𝑠a𝑐r𝑎l𝑖s𝑒r l’o𝑏j𝑒t e𝑡 𝑠e𝑠 𝑠y𝑚b𝑜l𝑖q𝑢e𝑠. Je le réduis ou le sublime, perception libre, propre à chaque spectateur. Ce manteau n’est plus un objet, il est matière et œuvre.
Les rumeurs, les amalgames, les stéréotypes ont causé la mort de millions de personnes au fil de l’Histoire. Une apparence ne peut résumer une vie, un peuple…si l’apparence nous flatte, elle ne doit pas être la seule lecture possible. L’utilisation de médiums prêtés et réservés aux femmes est devenu une revendication supplémentaire dans sa démarche. Il est important de montrer que même prédéterminée un autre histoire peut s’écrire.
𝓙ℯ 𝓈𝓸𝓊𝓱𝒶𝓲𝓉𝓮 𝓬𝓇𝓮́ℯ𝓻 𝓾𝓃 𝓇𝓮𝓃𝓭𝓊 𝓅𝓵𝒶𝓼𝓉𝓲𝓆𝓾ℯ 𝒾𝓷𝓉𝓲𝓂𝓮 𝓮𝓉 𝓅𝓾𝒹𝓲𝓆𝓾ℯ